C'est le genre de question que tout le monde se pose ou pas. La British Library a beau être très grande, ses rayonnages ne sont pas extensibles à l'infini... Alors les nouveaux bouquins, on les entrepose où ?
It's the kind of question you should ask yourself or not. The British Library is huge but its alleys and shelves are not infinite... So where do we put all the new books?
La British Library abrite plus de 150 millions de livres, certains datant même du 18ème s. Et chaque semaine, en moyenne 14 496 petits nouveaux font leur entrée. 1/3 est rangé sur 8 étages sous la bibliothèque et le reste dans des bâtiments gigantesques dans le Yorkshire, sur plus de 325km d'étagère (c'est IKEA qui doit être content).
The British Library hosts more than 150 millions books, some of them from as late as the 18th Century. Every week, an average of 14 496 new ones are coming. One third is stored on 8 floors under the library and the rest in massive buildings in the Yorkshire, on more than 325km of shelves (IKEA must be happy).
Et plus la collection grandit, plus ils construisent de nouveaux bâtiments pour l'abriter.
Donc concrètement, non, la British LIbrary ne sera jamais saturée.
And as the collection grows bigger, they keep on building new spaces to host them. So the answer is no, the British Library will never be full.
Si vous avez de bonnes jambes, un souffle de coureur de fond et que vous avez une passion secrète pour le montage d'escalier, je vous conseille vivement d'aller à Monument.
Monument, c'est une tour de 61m de hauteur située en plein cœur de la City. Elle a été érigée pour commémorer le Grand Incendie de Londres qui ravagea la ville en 1666.
On paye 4£ (ou 2.70£ si on est étudiant) et c'est parti pour la grimpette ! À l'intérieur de la tour-colonne romaine, un escalier en colimaçon étroit composé de 311 marches vous amène sur une plateforme d'où vous pourrez admirer Londres qui s'étale à vos pieds.
En effet
311 marches, dit comme ça, c'est pas la mort. En pratique par contre, on s'en rapproche grandement. Je n'ai pas voulu m'arrêter en cours de route parce que sinon je ne repartais pas. Donc j'ai grimpé. Au bout de 30 marches, j'avais mal aux genoux. Au bout de 60, j'ai commencé à m'accrocher à la rambarde. 100, les cuisses en feu. 200, je vais jamais y arriver. 300, je vais clamser dans un escalier. Et là, j'ai vu la lumière ! J'étais pas morte, juste arrivée sur la plateforme (les bronches en feu et avec une toux de tuberculeuse).
Les photos artistiques avec le grillage sont de mises
Mais cela en valait la peine. Déjà que je ne me lasse jamais de Londres mais la voir de haut, ça me fait toujours autant d'effet...
Bon, je l'ai mis dans la catégorie "Food" mais Timber Yard, c'est avant tout un café (même s'ils font des gâteaux à s'en relever la nuit). Bref, j'ai testé pour vous (et surtout pour moi) Timber Yard à côté de Leicester Square (il y en a aussi un sur Old Street).
C'est là que tout a commencé...
Commençons par le lieu tout d'abord. Le premier mot qui m'est venu en entrant, c'est "cosy". Après ça a été, dans l'ordre : "Ça sent bon !", "Qu'est-ce que je vais prendre comme thé ?", "Oh mon dieu, trop de choix dans les gâteaux !", "Je ne dois en prendre qu'un ?", "La vie est injuste", etc... L'endroit est accueillant, convivial, pas de tumulte ou de gens qui parlent trop fort, de la bonne musique en fond (rock et pop indie), des tables le long des fenêtres pour bien critiquer les passants, un sous-sol plutôt grand et des canapés à l'air moelleux si vous avez la chance d'en trouver un libre.
Pour les boissons, je vous l'avoue direct, je n'aime pas le café (oui, bouuuh la mauvaise française) donc je ne sais pas ce qu'il vaut. Mais si vous êtes une amatrice de thé comme moi, vous apprécierez sûrement la carte plutôt conséquente. J'ai opté pour le "Cinnamon Spice" et non, je ne regrette rien. Le serveur m'a apporté ma théière et m'a expliqué que je devais laisser infuser mon thé 4mn, temps que je pouvais contrôler grâce à mon petit chronomètre à côté ! J'appelle ça une idée révolutionnaire. Mais le must, c'est quand j'ai versé mon thé et qu'il est sorti ROSE BONBON. Du thé rose bonbon trop bon à seulement 3£, que demande le peuple ?
Pour accompagner ce breuvage miraculeux, j'ai tenté le Cronut Oreo Cheesecake. Ça a l'air de faire beaucoup de mélange mais je vous rassure, c'est bon, même s'il n'en faut pas un 2ème ou alors vous êtes gourmand et vous avez un taux de cholestérol relativement faible comparé à moi.
Si toi aussi tu lécherais bien ton écran
Pour la carte des thés-cafés-bouffe, l'adresse et le reste, c'est sur leur site !
Pour une fois que je ne vais pas vous parler de l'ère victorienne, amis de la toile, réjouissez-vous !
Je suis tombée sur "The Fall" par hasard cet été alors que j'avais déjà une "liste-de-série-à-voir" plus longue que mon bras. Mais je suis comme ça moi, libre, rebelle et sauvage !
Bref, j'ai regardé "The Fall".
Conseil, Gillian. Va-t-en vite avant qu'il ne te bute.
"The Fall" se passe en Irlande du Nord, à Belfast. La police enquête sur une série de meurtre mais après près d'un mois sans résultat, elle se résout à faire appel à une aide extérieure très douée, la Surintendant Stella Gibson.
Jusque là, vous me direz, y'a rien de très neuf. SAUF que nous, les téléspectateurs, nous connaissons l'identité du tueur. On connaît son visage, son nom, son âge, sa profession et on le suit dans sa vie quotidienne, au boulot et dans sa famille. Paul Spector est un homme terriblement sexy d'une trentaine d'années, conseiller en deuil (un métier gai et plein d'avenir), marié avec deux enfants et qui semble avoir une vie des plus banales. On a tous un jardin secret... Lui, il a une forêt. Paul a comme passe-temps de tuer des femmes...
Bonjour, Paul Spector, psychologue et psychotique. Enchanté.
Ce qui me plaît ici, mis à part le très séduisant Jamie Dornan et Gillian Anderson aussi avenante qu'une porte de prison, c'est que l'on voit la vie de tous les jours d'un serial killer, une vie "normale", sans rebondissement. Et puis on découvre aussi sa personnalité, aussi gentillette que sa vie. C'est un mari aimant, un papa poule, un bon psychologue, on en arriverait presque à l'aimer (ou alors y'a que moi). Sauf que, bien sûr, quand on gratte un peu, on découvre ses démons et c'est pas joli à voir...
Oui mais non, Paul.
Si vous aimez les histoires de tueur en série sans trop de sang et images morbides, que vous aimez les enquêtes et l'ambiance grise et lourde de Belfast, "The Fall" est faite pour vous. Et en plus, on aura bientôt une saison 2 ! CHAMPAGNE !!
J'étais persuadée d'avoir fait tous les gros musées de Londres. V&A ? Check. Tate Modern ? Check. Natural History, Science, British ? Check. Attend, il m'en manque un là... Bah oui, la Tate Britain.
Je m'y suis enfin rendue dimanche. L'endroit, le bâtiment, l'entrée et même les WC ne me disaient rien. Non, non, vraiment, j'avais loupé la Tate Britain. Jette-moi la pierre, Pierre.
Where am I ?
Me fiant à mon instinct et mon sens de l'orientation digne d'un Sioux, j'ai démarré mon périple dans les peintures. Que vous me croyez ou non, j'ai tout vu et dans le bon sens. Parce que oui, même si c'est pas IKEA avec les flèches marquées au sol, il y a un sens dans ce musée. Le but, c'est de voir l'évolution de 500 ans de peinture britannique. Ce n'est qu'à la fin que j'ai remarqué qu'il y avait les décennies écrits à l'entrée de chaque salle...
Après avoir passé les fameux portraits de grosses dames avec une fraise autour du cou, les peintures des canaux vénitiens et les natures mortes à la poire, je suis arrivée dans des salles qui m'ont fait tomber les dents. Tous ces tableaux célèbres que j'avais vu dans des bouquins étaient là, à 2cm de moi, prêts à être dévorés des yeux. "The Lady of Shalott", "Ophelia","Beata Beatrix", "Carnation Lily, Lily, Rose"... Ouais, j'étais un peu comme une enfant dans un magasin de jouet. Je voulais tout avoir pour moi mais apparemment, mes économies ne suffisent pas ("Ophelia" de Millais est estimé à plus de 30 millions de livres. HA HA HA haaaa...). Alors j'ai juste regardé.
C'est beau, non ?
Après, j'ai été un peu moins impressionnée. L'art contemporain, ça ne me parle pas. Et quand je vois une toile noire ou une télé qui passe en boucle l'image d'un type habillé de sacs poubelles qui saute partout, là, je l'avoue, je me ferme comme une huître en répétant : "Sérieux ?".
Qui est-ce qui décide si c'est de l'art ?
Avant de repartir, je me suis aperçue qu'il me manquait une salle à visiter en bas. Quand je suis entrée, une foule incroyable amassée autour d'aquarelles. "Tiens, c'est joli", me dis-je. "Ils font une expo sur les aquarelles des montagnes suisses ?". Puis je vois le nom de l'artiste s'étaler en gros : TURNER. Ah oui, Turner, le grand peintre anglais ! L'expo temporaire "Late Turner" est donc gratuite ?! Je suis impressionnée par la bonté des anglais qui pensent que la culture doit être accessible à tous !
NB : Je viens de me rendre compte en allant sur le site du musée que l'expo sur Turner est payante (16.5£). Comment j'ai fait pour ne pas payer ? Je suis entrée par la sortie. Pour une fois que mon sens de l'orientation pourri me sert à quelque chose...
Je ne vous ferai pas l'affront de vous souhaiter encore un "Happy Halloween" parce que ça fait déjà 2 mois qu'on en bouffe...
HAPPY HALLOWEEN !!
Pour ce jour très spécial dont je ne vous retracerai pas l'histoire, j'ai décidé de créer une playlist spéciale. Ici, pas de "Thriller", de Rob Zombie ou de Marilyn Manson, tous les artistes sont made in UK... et c'est pas pour autant qu'ils ne produisent pas des chansons et clips creepy...
1 - Franz Ferdinand "Evil Eye"
Par où je commence ? Le globe oculaire qui flotte dans la piscine, le visage d'Alex (le chanteur) sur le bide gras d'un type, les découpes en tout genre à la hache... ? Amateurs de freak show, vous êtes aussi les bienvenus.
La phrase qui tue : "I have the evil eye, I I I see your soul, You wear it on your face".
2 - The Horrors "Sheena is a Parasite"
Au début, on dirait juste que Sheena a le groove. Ou une façon très particulière de danser. Mais si elle se secoue comme ça, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas...
La phrase qui tue : "As soon as she needs it, she knows just where the knife is"
3 - The Cure "Lullaby"
Si j'étais allongée dans une chambre aussi poussiéreuse avec des musiciens d'une autre époque et des gens aux ongles dégueux à ma fenêtre, moi aussi j'aurais du mal à respirer. Sans compter l'araignée carnivore à la fin.
La phrase qui tue : "And there is nothing I can do when I realize that the spider man is having me for dinner tonight".
4 - Alt-J "Breezeblocks"
Une histoire effroyable dont on connaît la fin des les premières secondes de la chanson. Si vous voulez découvrir pourquoi c'est mieux "de la retenir avec des vêtements trempés et des parpaings", regardez et écoutez.
La phrase qui tue : "Muscle to muscle and toe to toe, the fear has gripped me but here I go".
5 - The Specials "Ghost Town"
Rien que de m'imaginer déambuler en voiture dans une ville abandonnée me file les glandes.
La phrase qui tue : "This town,is coming like a ghost town"
6 - Muse "Sunburn"
On ne le répétera jamais assez : le métier de nanny/babysitter est dangereux et porte sérieusement sur les nerfs.
La phrase qui tue : "And I'll burn forever, I can't face the shame".
7 - Radiohead "Street Spirit (Fade Out)"
Du noir et blanc, une histoire bizarre, des gestes au ralenti et la voix entêtante de Thom Yorke.
La phrase qui tue : "I can feel death, can see its beady eyes".
8 - Klaxons "Magick"
Pisser vert fluo des yeux, ça doit faire un drôle d'effet. Et ça ne m'étonne même pas que ce soit toxique.
La phrase qui tue : "The view from devil's town, the city with tipped-on tongue"
9 - Keaton Henson "Charon"
J'aime pas trop les poupées de chiffon qui parlent. Et encore moins quand elles sont dépressives.
La phrase qui tue : "There'll be coins on my eyes to pay Charon"
10 - Maximo Park "Apply Some Pressure"
C'est la chanson la plus gentillette de la liste. Il n'empêche que la vidéo représente mon cauchemar d'enfant : que quelqu'un puisse se cacher dans un des tiroirs de ma commode (ouais, moi j'avais peur des contorsionnistes et des chirurgiens, pas des monstres ou des clowns).
La phrase qui tue : "I hope I'm still alive next year"